jeudi 29 mars 2012

J'aimerais être une oie


Je sais que des textes ont déjà été écrits sur le sujet, le mien me vient de ces belles oies qui s'arrêtent dans les champs voisins et de mon état d'esprit actuel....

J'aimerais être une oie pour voler en groupe et savoir qu'il y en a toujours une qui peut me remplacer quand je faiblis.

J'aimerais être une oie pour me confondre si bien dans les champs labourés pour m'y reposer, bien entourée, en sécurité.

J'aimerais être une oie pour toujours connaître instinctivement la bonne direction et m'y envoler, saisons après saisons, sans me poser de question.

J'aimerais être une oie et déployer mes ailes en toute liberté et sentir le vent glisser sur mes plumes, le soleil me réchauffer et l'eau perler sur mon dos.

J'aimerais être une oie pour couver mes oeufs avec patience et amour, sans courir dans toutes les directions pour répondre à cette vie si exigeante.

J'aimerais être une oie pour m'envoler dans le nord, le temps d'une saison. Me fondre dans un groupe homogène, une communauté et m'y reposer de mes responsabilités.






mardi 27 mars 2012

Prendre le temps de jouer...

Jouer dehors. Jouer en dedans. Jouer ensemble. Jouer seul. Jouer avec les chats. Jouer avec les amis. Jouer avec maman, papa, papi, mamie, Fiston, Fillette, le petite voisin (dans l'âge de mes enfants), les grands voisins (qui ont la ferme), etc...

Jouer en apprenant

Jouer en silence, avec papi

Jouer en découvrant une exposition insolite

Jouer dans le bain avec les Barbies (et rire!)

Jouer toute seule, entêtée à faire un casse-tête bien trop gros
(399 mx), recevoir l'aide de tout le monde et finalement le réussir avec fierté!

Avec les beaux jours qui rallongent, les jeux spontanés sont plus nombreux,
la télévision et les jeux vidéos sont délaissés, on s'amuse avec un rien et surtout,
on s'émerveille de cette belle nature qui se réveille.

Et vous, est-ce que cela vous arrive de vous laisser prendre au jeu?




lundi 26 mars 2012

Prendre le temps de caresser...

"Dieu a inventé le chat pour que l'homme ait un tigre à caresser chez lui."
Victor Hugo

Papabooh! et moi avons presque toujours eu des chats, mais lorsque notre vieux Merlin a rendu l'âme et que notre fougueux Nanuk fut blessé, nous étions soulagés... Les rares fois où nos bébés dormaient, on se faisait réveiller par nos chats qui voulaient ou rentrer ou sortir. Pfff!!! Pas cool et surtout pas sain quand on est déjà épuisé.

Depuis déjà quelques mois, Fillette nous rappelle souvent qu'elle veut une chatte (et pas un chat, bon!), qu'elle va l'appeler Princesse, que se sera sa chatte à elle, etc... Les mois ont passé et on se croisait secrètement les doigts pour que cela passe et tombe dans l'oubli. C'était bien mal la connaître (après tout, c'est ma fille!)!

Papabooh! optait plus pour un chat, Félix en parlait aussi (moi, je rêve depuis toujours d'un gros chien) et le sujet revenait souvent à la table. Parallèlement, depuis plusieurs mois, nos enfants étaient de plus en plus peureux en présence d'animaux, et ce, pas seulement en présence de chiens, de chèvres ou de poules, mais même les plus petits chats les faisaient parfois hurler.

Nous restons à la campagne, nos chambres sont à l'étage (les chats ne pourront pas forcer nos moustiquaires de chambre et y entrer en pleine nuit), il y a la possibilité d'aménager une chatière, mon conjoint travaille de la maison, bref, nous avions plusieurs conditions gagnantes réunies...

Samedi dernier, nous sommes devenus la nouvelle famille de deux petites chattes de trois mois. Elles sont trop mignonnes et je n'imaginais pas à quel point cela pouvait faire une différence: mes enfants parlent plus, ils font preuve de créativité et ils sont en train de changer doucement. Nous aussi...

Présentement, une petite boule de poil ronronne sur mes genoux. Quand je reviens d'une longue journée, je suis accueillie par les petites chattes, je prends quelques minutes pour les caresser et toute cette douceur m'enveloppe, met du baume sur mes peines, me fait oublier tout le reste et je m'arrête.

Tendres moments entre Princesse, ma mère et son conjoint.

Magie

Magie, gaga sur le divan...



mercredi 21 mars 2012

Prendre le temps de soigner

Mon père et mon frère...

Hier, nous avions le premier rendez-vous avec l'équipe de la SLA de l'Hôpital Notre-Dame. Nous sommes partis avant le réveil des coqs pour traverser villes et banlieues et ne pas être en retard pour notre r.v. qui était à 8h00. Heureusement, il faisait beau, j'étais avec mon frère venu expressément de Sept-Îles pour ça et mon père.

Cette photo a été prise dans la salle d'attente. Je trouvais touchant de voir mon frère essuyer ainsi mon papa. C'est que nous avons les "rides du sourire" développés chez nous et c'est l'endroit idéal pour que les breuvages et les aliments s'y réfugient. Alors, on traîne mouchoirs et débarbouillettes pour nettoyer le tout.

Sans rentrer dans les détails, disons que son état se détériore, il devient urgent d'organiser des services à domicile et de faire homologuer son mandat d'inaptitude, la maladie évolue et ça pleure en masse. Avec notre quotidien déjà bien rempli, j'en perds des bouts, je dois couper ailleurs (mais où!?!) et je frustre de ne pas y arriver sans des oublis et des petites gaffes.

Mais quand je tombe sur une scène comme celle croquée sur cette photo,
colère et frustration laissent place à tendresse et amour...

samedi 17 mars 2012

Prendre le temps de pleurer.


Ce matin, je me réveille avec cette réflexion....

Prenez-vous le temps de pleurer? D'avoir de la peine? De vivre les émotions qui vous habitent vraiment? J'avoue que c'est plus tendance de prendre le temps de respirer, de vivre, d'être heureux, de manger, de voyager, de cuisiner, de relaxer, etc... Mais des fois, de trop rares fois, il faut aussi prendre le temps de pleurer.

Je suis une personne expressive (mes rides d'expression en sont la preuve) , je souris beaucoup, je parle, je questionne et les larmes me montent souvent aux yeux. Je les balaye de la main et espérant que mon mascara ne coulera pas, je me mouche un bon coup et je chasse le tout pour continuer à avancer.

J'expire ou j'inspire (ou je bloque...), je serre les dents, je grogne (parfois - avec discrétion!) et hop! La vie continue et moi je la suis. Puis, il arrive un moment où je devins complètement coupée de mes émotions, je parle de choses terribles (pcq j'en vis) comme si elles ne me touchaient même pas.

J'essaye de mon fondre dans les grands groupes, de ne pas aborder de questions plus personnelles, je garde une réserve et j'arrive à faire mes journées. J'ai remarqué que si je m'arrêtais le midi, que je m'ouvrais, j'avais beaucoup de difficultés à rester centrée pour retourner en classe en p.m..

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Mais hier soir, nous avons reçu un cadeau précieux, les enfants faisaient dodo chez Mamie et nous avons pris une soirée juste pour nous. Nous avons passé une belle soirée, toute simple, ensemble. Après avoir mangé des gyros et des souvlakis comme dans le temps de notre vie "mile-end-urbaine", nous sommes revenus chez nous pour nous retrouver.

Alors que nous jouions au Scrabble (le seul jeu que nous aimons tous les deux!), j'ai reçu un appel de mon père. C'était très difficile, j'avais beaucoup de difficulté à le comprendre, il était à la fois confus, très émotif et il n'arrivait pas à exprimer ses pensées. Quand j'ai raccroché, j'ai éclaté.

De gros et profonds sanglots qui me traversaient le corps. Papabooh! s'est levé, il m'a prise dans ses bras et ensemble, nous avons pleuré. Longtemps. C'était la première fois que cela nous arrivait depuis plusieurs années. Dans ses bras, alors qu'il partageait ma peine, que les enfants ne pouvaient ni m'entendre, ni me voir, je me suis laissée aller.

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Ce matin, en écrivant ses lignes, quelques larmes coulent doucement. Mais je suis moins triste, ma gorge me serre moins, mes épaules sont moins hautes. Je me sens moins seule. Je comprends que chacun à notre façon, au quotidien, nous "dealons" de notre mieux avec nos émotions, mais qu'hier, sans témoin, au creux de notre campagne, les masques sont tombés et nous nous sommes rapprochés parce que ce n'est pas seulement au lit que nous pouvons être intimes et amoureux.

Et vous, prenez-vous le temps de pleurer?
Avez-vous quelqu'un sur qui déposer votre tête?
Vos peines?

jeudi 15 mars 2012

Je craque pour toi mon coco!


Avec le retour des beaux jours, Fiston est retourné "aider" les voisins à nourrir les animaux et la première fois, il est revenu avec un trésor! Des oeufs frais qu'il avait lui-même "cueilli" dans le foin. Il était tellement content, excité et calme à la fois, heureux, confiant et excité, c'était beau à voir et ça me fait encore le même effet juste d'y penser.

La troisième fois, il est revenu avec 5 autres cocos, on se promet de bons oeufs brouillés pour le week-end prochain. J'ai même une option sur les poules d'un collègue (vous avez bien lu, certains élèves de mon école ont la chance d'avoir dans leur classe deux poules qui se promènent librement). Depuis que Marie-Claude Lortie parle des poules en ville, que je vis en campagne et qu'une amie me titille sur le sujet, je rêve secrètement d'avoir mes propres pondeuses...

Deux belles rousses qui se promèneraient dans ma cour librement le jour, retourneraient au poulailler pour dormir sagement (et se protéger des méchants), mangeraient les insectes nuisibles, enrichisseraient mon jardin, égayeraient nos repas de leur oeufs et pourquoi pas, nos futurs bricolages de leurs plumes perdues!?!

Ouin... Je rêve là! Mais une chose est certaine, je sais qui pourrait m'aider. J'ai même en tête des parents adoptifs pour mes poulettes si jamais l'expérience s'avérait en être une à oublier. Alors, en attendant de prendre une décision (en fait, c'est Papabooh! qui branle dans le manche!), j'accompagne Fiston dans son enthousiasme et le week-end prochain, j'irai avec lui voir les petits cochons. Il paraît qu'ils sont rendus bien ronds!

lundi 12 mars 2012

Opération-relâche... Réussie!!!

Fillette qui observe son frère dans un manège...
Fiston qui passe vite, vite, vite...
On travaille sur la notion des jours de la semaine
surveillé par le roi et son château...
J'essayais de prendre la lune spectaculaire...
La voyez-vous?
On créer des insectes colorés...
Dessin à 4 mains...
Fiston a continué un de mes dessins pour mes élèves!
Une belle cabane pour y jouer aux autos...
Test de goût par ma princesse chocolat aux petits pois...
Dimanche matin, pendant que maman travaille, on regarde un film
ET ON MANGE DU POPCORN, même si on n'a pas encore dîné...
Ne trouvez-vous pas que mon fils semble bien fier de son coup!?!

Opération relâche réussie!!!
On a même eu le temps de faire des petites expériences,
on vous revient avec des détails bientôt.

dimanche 11 mars 2012

Mon antre...

J'ai une grande chambre à coucher, un petit bureau-atelier, un bon terrain et beaucoup d'espace, mais mon antre, l'endroit que je préfère, celui qui est le coeur de ma maison-bonheur, c'est notre salle à manger.

Nous y bricolons, nous y jouons, nous y mangeons, nous y faisons les devoirs, nous y plions le linge, nous y recevons notre famille, nous y enregistrons de nouveaux souvenirs, bref, on s'y retrouve plusieurs fois par jour, pas juste pour les repas.

Il n'y a pas de rideaux, aucun voisin, j'ai suspendu un cordon pour y mettre des dessins de Noël et depuis, on y ajoute les nouveautés, les tableaux ne sont pas accrochés, le linge de table y est inexistant, mais, moi, j'y suis bien, tout simplement.

Et pour cette dernière journée de la relâche, je m'y suis installée pour corriger et planifier. Les enfants pas loin, les dernières expériences empilées sur la petite table devant la fenêtre alors que moi-même, je prenais beaucoup de place avec mes nombreux travaux, cahiers, sacs, crayons, etc...

J'y suis encore ce soir, les papiers de mon père d'un côté, l'ordi au milieu, mon chum devant qui gratte sa guitare (ok, là, j'avoue, c'est un bon timing!), une pile de dessins sur un coin, une tasse, un iPhone et quelques bidules qui font bon ménage (pour ne pas dire qui traînent!).

Il me semble que ça fait longtemps que je ne vous ai pas dit que je l'aimais, ma maison-bonheur, non? Comment faire autrement avec ce beau soleil, cette nature qui se réveille et cette merveilleuse lumière? Ça n'enlève pas toutes autres choses plus difficiles, mais ça nous aide à les oublier pour quelques heures.

Maison-bonheur, je t'aime.




vendredi 9 mars 2012

C'est moi la princesse!


Hi! Hi! Il paraît que le ridicule ne tue pas, alors me voici, dans la salle de bain d'un resto. Quand j'ai vu ce miroir, je n'ai pas pu m'empêcher de m'y placer et de poser!

Heureusement, j'étais seule... :-P

Hier, aujourd'hui et demain.


Hier, c'était la journée des femmes. Je n'ai jamais été aussi femme.

Femme comme dans maman, femme comme dans conjointe, femme comme dans fille, femme comme dans soeur, femme comme dans collègue, femme comme dans amie, femme comme dans une personne intuitive, sensible et créative.

Je n'ai jamais été aussi femme et pourtant, je n'ai jamais eu aussi peu le besoin de revendiquer une journée spéciale pour la femme que je suis. Je n'ai jamais fait aussi peu attention aux textes, aux manifestations et autres activités spéciales qu'il y avait pour souligner cette journée.

J'ai déjà été tellement engagée pourtant...

Mais on dirait que je ne me reconnais plus dans ces revendications. Je sais que nous ne sommes pas tous égaux. Que trop souvent, les femmes ont de moins bons salaires, plus de responsabilités autant à la maison qu'au travail et dans toutes les autres sphères de la vie sociale (parents-écoles-loisirs-sports, maladies, handicaps, réadaptations, etc...).

Depuis mon adolescence, j'ai pu le constater autant ici qu'ailleurs en voyageant à travers le monde, en faisant de la coopération dans des endroits où même nos plus pauvres sont riches, des manifestations avec différents groupes (syndicats, associations, coopératives, ong, etc).

Je ne vis pas en vase clos (quoi que je n'ai jamais été aussi peu en "ville"), je lis, je vois, je surfe, je suis une personne simple, de la classe moyenne, qui vit ses défis familiaux comme bien d'autres. Pourtant, je n'ai jamais été aussi peu engagée. Je suis peut-être juste trop prise dans ma propre petite vie?

Quoiqu'il en soit, lire plein de banalités sur la journée d'hier, entendre des "jokes plates de monconcle souls", des phrases comme "pis les autres jours de l'année, c'est la fête des homme!?! Pourquoi il n'y a pas de jour de l'homme?", bien ça ne me rejoint plus, ça ne me parle plus et ça me désole.

Femmes, je vous trouve belles, fortes, inspirantes et je vous aime!

Hier, aujourd'hui et demain.

mercredi 7 mars 2012

Une journée de plein air trop courte!


Aujourd'hui, j'avais inscrit mes enfants à une journée spéciale de plein air au Parc Domaine Vert organisée par la ville. J'avais besoin de faire des choses pour mon père et leur petit ami y participait lui aussi, alors l'affaire était Ketchup!

Les chanceux, ils ont eu la plus belle des journées avec du soleil mur-à-mur, une douce température, une organisation du tonnerre, etc... Mais, quelque chose, ou plutôt quelqu'un est venu brisé le party.

Et qui est le ou plutôt la coupable? Bien c'est moi! Maman! Qui est venue les chercher à 15h30 pile, alors que l'autobus laissaient descendre les pauvres enfants dont les parents n'avaient pas demandé le service de garde offert.

J'ai eu le droit à une méga baboune de ma fille, la princesse n'était pas contente, mais tellement pas: "pas chanceuse moi, amies film, pas moi, pas contente, toi pas gentille!" Pff!!! Moi qui me sentais un brin coupable ce matin de les déposer là-bas. Ça m'apprendra!

C'est drôle, autant les enfants apprécient le congé scolaire, autant ils étaient contents de faire une journée spéciale aujourd'hui, sans maman. Ils se questionnaient même sur l'été prochain et ce qu'ils étaient pour faire... À suivre!


mardi 6 mars 2012

On relâche!!!

Confidence: je n'ai jamais aussi eu hâte à la relâche... Les dernières semaines ont été difficiles et ces journées à flâner en pyjama, à jouer, perdre notre temps à faire plein de choses "inutiles", juste pour le plaisir, mais tellement agréables, je les attendais de pieds fermes!

Pas de lunch, pas de stress de 6 à 7 le matin, de 5 à 7 le soir, pas de devoirs et plein de spéciaux, le bonheur quoi! Aujourd'hui mardi, je peux dire que je commence à me sentir en vacances. Nous venons de passer une belle journée, comme je ne savais pas que cela se pouvait: resto, cinoche et souper chez des amis et ce, sans crise.


Préparer une carte d'anniversaire...


Se coller dans la veste de maman...


Se faire de nouveaux amis...


Se casser la tête, un classique des congés!


Rattraper le temps perdu...
Qui a dit que les maisons en pain d'épices, c'était juste pour Noël?



Dessiner à 4 mains


Jouer

Et rejouer!

Déjà 4 jours et il en reste encore autant. Aucun gros projet, aucune thérapie, aucun engagement. Et plein de temps, plein de liberté et plein de place pour la spontanéité. J'adore! Et vous, à quoi ressemble votre semaine de relâche? En avez-vous? Est-ce compliqué? Facile?